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Quelques commentaires
Voici donc quelques aperçus historiques, forcémemt incomplets, sur notre petit club, un pami les 1000 clubs français. Ces renseignements ont été particulièrement recueillis par la relecture des Bulletins du club : réguliers jusqu'en 2000, souvent très documentés, témoins fidèles de la vie du club et à ce titre très lus par nos épouses, qui y participaient quelquefois. Ils contenaient aussi bien des compte-rendus des conférences que des diverses activités rotariennes et permettaient de transmettre, de façon plaisante et personnalisée, les informations choisies dans le Rotarien français ou dans le Rotary-Ouest. (que je persisterai à écrire « à la française »).
Actuellement la publication du Bulletin a cessé, ce qui est dommage, bien qu'une lettre épisodique du président ait tenté de pallier cette carence.
Mon exposé a mis en évidence les aspects positifs du club, mais il y a aussi des manques :
Je pense au relâchement des liens avec les clubs voisins malgré des efforts épisodiques (galette des Rois, soirée traditionnelle avec tombola). Il faudrait que nous nous rendions visite plus souvent (ce qui, par compensation améliorerait l'assiduité).
Je pense au problème récurrent du recrutement : si l' on ne recrute pas, la moyenne d'âge d'un club augmente d'un an chaque année, aurait dit Monsieur de La Palice, et ce n'est pas moi, paléo-rotarien, qui dirai le contraire ! Pourtant des efforts sont régulièrement consentis, des classifications sont régulièrement ouvertes et j'ai même le souvenir d'une liste de 43 "possibles" parmi lesquels aucun n'est finalement entré au club. Il reste indispensable que chacun d'entre nous prospecte dans le domaine géographique de notre club et en particulier dans les villes voisines qui sont trop peu représentées.
Le renouvellement passe aussi par le changement des mentalités : l'admission de femmes répondant aux critères rotariens est un problème longtemps éludé ou différé, mais qu'il faudra un jour résoudre, à l'instar des clubs de Laval et de Château-Gontier qui, eux, ont accepté la mixité. Une réflexion doit être menée " sans a priori, en présence des membres et des épouses, ayant à l'esprit qu'une décision en la matière ne peut étre que le résultat d'un très large consensus "
Je pense encore au problème de l'assiduité, souvent fluctuante, et qui devrait pouvoir être améliorée.
Je pense, mais ceci est un problème mineur bien que significatif, à l'oubli pour la plupart d'entre nous du port de l'insigne rotarien pourtant garant de rencontres intéressantes lors de nos déplacements en France ou à l'étranger.
Je pense aux actions possibles (éventuellement AIPM) en liaison avec nos clubs contacts étrangers ou avec des clubs amis.
Je pense enfin à la nécessité de conserver une vie active de tout le club : ces préoccupations ne sont pas seulement Ies miennes, mais elles reviennent comme un leit-motiv dans Ies lettres mensuelles des past-présidents ou des past-gouvemeurs. "Le Rotary, c'est l'affaire de tous sans réserve. Si nous voulons que notre club vive, il faut participer activement, prendre des initiatives, aider sans réserve dans tous les domaines accueillir et partager dans tous les azimuts, regarder au delà de notre propre club. " écrivait Jean Baillau past-président 1978. A la Convention de Nice de 1967 à laquelle 5 d'entre nous avaient participé, Richard Evans, président intemational, déclarait : « Les besoins du monde sont insatiables et si nous ne pouvons tout faire pour tous, nous pouvons tout au moins faire quelque chose pour quelqu'un quelque part. »
Ces paroles sont plus que jamais d'actualité et à elles seules justifient nove présence dans un club que nous aimons.
Je terminerai par ces lignes : "Nous devons aider les gens qui veulent être acteurs de leur vie mais ne peuvent le réaliser seuls loin des sentiers de l'assistanat qui donne bonne conscience, et rester exigeants mais compréhensifs pour ceux qui sont ainsi épaulés. Alors on peut faire sienne la devise de Lacordaire qui s'harmonise avec celle du Rotary : RÉUSSIR POUR SERVIR". |